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Les Anglicans de langue française déclarent prioritaires enseignement théologique et traduction.

de Matthew Davies
ENS 080905-3
8/9/2005
[Episcopal News Service]  L'enseignement théologique dans la Communion anglicane et la traduction des principaux documents liturgiques en français ont été déclarés hautement prioritaires lors de la réunion du Réseau anglican francophone à Montréal au Canada du 12 au 19 juillet pour aider les leaders francophones à développer une « compréhension meilleure et plus approfondie des partenariats » avec les Anglicans et les Épiscopaliens d'Amérique du Nord.

« C'est là une partie importante de la Communion » a déclaré Margaret Larom, directrice des Relations anglicanes et mondiales. « [Le réseau] aide à mettre en relief l'identité des Anglicans de langue française et à combler les fossés -- fossés culturels, géographiques et historiques -- au sein des différentes enclaves du monde anglican de langue française ».

Le Réseau francophone, qui représente environ 4 millions d'Anglicans de langue française de par le monde, a été reconnu comme un réseau officiel de la Communion anglicane lors de l'assemblée 2002 du Conseil consultatif anglican (ACC) à Hong Kong.

Le réseau a été précédé par le Conseil exécutif des Anglicans de langue française de par le monde et par une association appelée Rencontres-International qui entretient et développe des liens entre les églises et missions anglicanes de langue française dans le monde.

Rencontres-International a tenu en 1995 sa première conférence internationale à Limuru au Kenya, avec le soutien logistique de l'ANITEPAM (Réseau africain d'institutions d'enseignement théologique de préparation des Anglicans au ministère religieux). Des conférences ont suivi à Canterbury en 1998 et à Paris en 2001. En 2003, s'est déroulée à l'Ile Maurice la première réunion officielle du Réseau anglican francophone.

Monseigneur Pierre Whalon, Évêque de la Convocation des églises américaines en Europe qui est un diocèse de l'Église épiscopale, a expliqué qu'on avait assisté ces dernières années à une croissance phénoménale des Francophones avec très peu de ressources en français.

« Il y a à présent un grand besoin de telles ressources ainsi que de formation des responsables laïques et du clergé dans cette langue » a-t-il confié. « L'anglais est devenu la langue dominante de la planète mais le français reste la langue officielle de 64 pays et l'autre langue officielle des Nations Unies et des Jeux olympiques ».

La conférence a adopté quinze résolutions, y compris une qui déclare que les membres du Réseau francophone sont décidés à rester en pleine communion l'un avec l'autre, a expliqué Monseigneur Whalon. « Dans la même résolution, il est demandé à l'Archevêque de Canterbury et au Secrétaire général de la Communion d'instituer des conversations mondiales sur la façon dont le pouvoir doit être partagé au sein de la Communion » a-t-il dit. « Compte tenu que plusieurs membres africains ne pouvaient être présents, il a été décidé d'obtenir leur avis avant de publier ladite résolution ».

Monseigneur Roger Chung Po Chuen, Évêque d'Antsiranana dans l'Océan indien a dit que la réunion avait été déterminante en ce qu'elle avait permis de renforcer les liens d'unité au sein de la Communion anglicane du point de vue francophone.

« Le Réseau francophone est un autre pilier de dialogue libre, de compréhension mutuelle et de médiateur de réconciliation au sein de la Communion anglicane toujours plus diversifiée » a-t-il déclaré. « L'une de nos résolutions est d'être un réseau actif de liaison avec l'Archevêque de Canterbury en vue de renforcer les réels liens d'affection face à l'absence d'établissements inter-églises, cause de malentendus et de conflits ».

La traduction de ressources essentielles, telles que Laws of Ecclesiastical Polity [Lois de la politique ecclésiale] de Richard Hooker, a été demandée et plusieurs autres résolutions ont trait au développement de l'enseignement théologique, a ajouté Monseigneur Whalon. « En dehors de ces résolutions, on a beaucoup parlé du développement de nouvelles missions dans les pays francophones d'Afrique, d'Asie et du Pacifique où il n'y a que peu ou pas de présence anglicane ».

La Convocation des églises américaines en Europe a récemment lancé quatre missions paroissiales françaises avec la possibilité qu'il y en ait beaucoup d'autres, a expliqué Monseigneur Whalon.

Mme Ellie Johnson, secrétaire générale par intérim de l'Église anglicane du Canada, a transmis les souhaits du Primat canadien, l'Archevêque Andrew Hutchison, et a parlé de certains travaux entrepris dans la province avec les Anglicans de langue française.

« Les Anglicans canadiens francophones sont ravis d'être les hôtes de la conférence car ils éprouvent une grande solidarité à appartenir à ce réseau d'autres Anglicans francophones » a-t-elle déclaré. « Les Anglicans francophones sont très dispersés dans toute notre Communion et ils sont visiblement heureux lorsqu'ils ont la possibilité de se rassembler pour partager leurs ressources, leurs histoires et leurs expériences ».

En mettant l'accent sur l'importance de l'enseignement théologique et de la traduction, Mme Johnson a dit que les délégués avaient identifié le besoin que les principaux documents et textes liturgiques soient traduits, en faisant remarquer que la question de la traduction n'avait pas encore été abordée par le Bureau de la Communion anglicane.

Mme Larom a dit que l'Église épiscopale avait contribué à la traduction en français de la brochure officielle de la Communion anglicane car le Bureau de la Communion anglicane ne disposait pas des ressources financières nécessaires. « Il y a très peu de ressources théologiques et éducatives -- la plupart des textes sont en anglais » a-t-elle confié. « Il y a par conséquent un grand besoin d'argent pour ce faire et nous ne sommes qu'un petit réseau. La présente réunion avait pour objet d'aider les Francophones à comprendre l'engagement de leurs partenaires nord-américains. »

Le Révérend Canon Ogé Beauvoir, doyen du séminaire théologique d'Haïti, a été réélu en tant que président du réseau. Il a décrit la vision de l'évêque d'Haïti d'accueillir un séminaire qui serait à la disposition des Africains de langue française qui pourraient venir y étudier. Depuis 25 ans, les efforts visant à ouvrir un séminaire au Congo n'ont pas été couronnés de succès en raison de l'instabilité dans la région.

« La formation des responsables laïques et du clergé demeure la première priorité du Réseau francophone de la Communion anglicane » a déclaré le Révérend Beauvoir. « Nous avons besoin de leaders disposant d'une bonne formation qui puissent soutenir la croissance de l'aile francophone de la Communion anglicane. Le fait d'avoir des leaders disposant d'une bonne formation non seulement mettra en valeur la diversité de la mosaïque anglicane mais assurera également la promotion de son unité. »

Haïti est le plus grand diocèse de l'Église épiscopale qui, selon le Révérend Beauvoir, compte 112 000 membres.

« Le réseau a également demandé à ses provinces membres d'étudier la possibilité de placer sur le calendrier de leurs saints James Theodore Holly (1829-1911), fondateur du Diocèse épiscopal d'Haïti et son premier évêque » nous a confié Monseigneur Whalon. « A également été adoptée une résolution à l'appui d'une proposition visant à utiliser 'L'Église épiscopale du Canada' comme le nom français officiel de l'Anglican Church of Canada. Les membres canadiens ont fait remarquer dans leurs présentations que, tandis que les diocèses de Montréal et de Québec comprenaient maintenant que leur avenir était en français, il y avait encore de nombreux obstacles à franchir avant d'atteindre ce but. »

Joanne Chapman, coordonnatrice de l'Offrande unie de remerciement (United Thank Offering - UTO) de l'Église épiscopale, qui invite les provinces à soumettre des demandes de subventions, et Janis Rosheuvel de l'Aide et développement épiscopaliens (Episcopal Relief and Development - ERD) ont également assisté à la conférence. La Révérente Mary Ellen Dolan, prêtre du Diocèse de Rhode Island, siège au Conseil exécutif du réseau.

Mme Rosheuvel a déclaré que l'accent était mis sur la construction de partenariats avec les pays et les provinces francophones. « L'ERD essaie depuis un certain temps de forger des liens avec le monde francophone » nous a-t-elle confié. « Nous avons actuellement des partenaires au Burundi, au Congo et en Haïti et nous avons pu établir une sérieuse connexion avec Monseigneur Chung, de l'Océan Indien. Nous sommes déjà en voie de financer un programme de sécurité alimentaire qui, nous l'espérons, prospérera au cours de l'année qui vient. »

Outre l'Église épiscopale et l'Église anglicane du Canada, le Réseau francophone comprend les provinces d'Afrique de l'Ouest, du Rwanda, du Burundi, du Congo, de Madagascar et de l'Océan indien.

Le réseau a tenu à dire combien il appréciait la reconnaissance de l'ACC à Hong Kong et le soutien financier de l'Église épiscopale.

« J'espère que le réseau pourra continuer à grandir au service des Anglicans francophones grâce à la production de documents TEE d'enseignement théologique (Theological Education by Extension) et d'autres formes de ressources » a déclaré Mme Larom « afin que nous puissions faire ce que les Anglicans francophones nous réclament ».